J’aimerai ne pas être ce que mes peintures pensent de moi.

Couper le radiateur en 3 morceaux, Il fallait passer au travers, Les morceaux encore tièdes appuyés contre ma jambe, La jambe tendue vers le bas, remontait le long de la cheminée, Dehors de grandes quantités de Christo jonchaient le sol, Le lit que formait le petit sentier était dur, les articulations sèches, Il y avait des oiseaux qui chantaient en se frottant le bec, On attendait, je t’attendais dans ce désordre précisément.

Il y a cette nuit blanche, ce poussin qui se dresse au-dessus de mon oreiller. Les murs jaunissent à la lumière des néons pendant que le froid frétille sur ma peau. Il est 3 h, la pression du dehors… en dehors de ma couette restée fraîche en surface, fait monter comme une locomotive le souffle chaud de ma bouche.
Je place dans l’intervalle de deux silences un « O », un « écho » qui rebondit contre la lumière des néons. Sur le mur, il y a écrit « debout », mais c’est en fermant les yeux que j’aperçus le clapotis de ces premiers rayons. Le jour se lève mais ne m’attend pas, comme s’il avait décidé d’exister sans moi.
Je n’ai jamais plongé dans l’inconnu, je n’ai jamais dépassé mes limites. Tout est là : le bouquet, la peinture et ses pinceaux, la grande ardoise mal lessivée, l’estrade et ses nombreux modèles dénudés. Le regard donnait justice à ce que la main n’osait caresser. Debout, sur ces racines que je faisais semblant d’ignorer, l’inconnu comme une ombre qui me suivait, je cherchais ce que l’on m’avait enlevé. Idiot comme une fenêtre mal fermée, je fis plusieurs fois le tour sur moi-même. L’absurdité des corps à peine dessinés et la hauteur de ce bouquet presque abandonné. J’avais oublié … je m’étais oublié jusqu’à la racine de mes pieds. Je n’ai jamais plongé dans l’inconnu. Tout est là, même ce que je feins d’ignorer
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